Chapitre 12 Prévention : comment éviter un grand nombre de maladies

Chapitre 12
Prévention : comment éviter un grand nombre de maladies

Selon un proverbe américain : « Un gramme de prévention vaut mieux qu’un kilo de traitement ». Si nous nous efforcions de manger mieux, d’entretenir la propreté et l’hygiène de notre corps, de notre maison, et de notre communauté, et de faire vacciner régulièrement nos enfants, nous pourrions prévenir un très grand nombre de maladies.

Le chapitre 11 a montré l’importance de l’alimentation pour la santé. Dans ce chapitre-ci, nous parlerons du rôle de la propreté et de la vaccination des enfants.

La propreté et les maladies de la malpropreté

La propreté a une place extrêmement importante dans la prévention de nombreuses maladies — infections de l’intestin, de la peau, des yeux, des poumons, et du corps entier — qu’il s’agisse de la propreté du corps (hygiène individuelle) ou celle de l’environnement (hygiène publique et assainissement).

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Beaucoup d’infections courantes de l’intestin se transmettent d’une personne à l’autre par manque d’hygiène individuelle. Des microbes et des vers (ou leurs œufs) arrivent par milliers dans les selles ou excréments (le caca) des personnes ou des animaux infectés. Ces microbes sont portés des excréments à la bouche, par des doigts sales ou à travers de l’eau ou de la nourriture contaminées. Les maladies qui sont transmises des excréments à la main comprennent :

Ces maladies peuvent se transmettre de façon directe.

Par exemple, un enfant qui a des vers et qui ne s’est pas lavé les mains au savon après la selle, offre un biscuit à son ami. Ses doigts, toujours sales de ses propres excréments, sont couverts de centaines d’œufs de vers (si petits qu’on ne peut pas les voir). Quelques-uns de ces œufs de vers passent dans le biscuit. Quand le petit ami mangera le biscuit, il avalera les œufs.

Quelques jours plus tard, l’ami aura lui aussi des vers. Sa mère dira peut-être que c’est parce qu’il a mangé des sucreries, mais en réalité c’est qu’il a mangé du caca !

Souvent les animaux domestiques, comme les cochons, les chiens, les poules, et les moutons contribuent à transporter les vers et les microbes vers les humains. Voyons un exemple :

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Un homme qui a la diarrhée ou des vers fait ses besoins derrière sa maison.

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Un animal domestique mange ses excréments, qui restent aussi sur son museau et sur ses pattes.

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L’animal entre dans la maison.

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Dans la maison un enfant joue par terre ; ainsi, l’enfant portera sur son corps un reste des excréments de l’homme.

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Plus tard, l’enfant pleure et la maman le prend dans ses bras.

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Puis elle prépare à manger en oubliant de se laver les mains.

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Toute la famille passe à table et mange ces aliments contaminés.

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Et bientôt :

toute la famille a la diarrhée, ou des vers.

Beaucoup de types d’infections différentes, ainsi que des œufs de ver, sont transmis d’une personne à l’autre de la façon montrée ci-dessus.

Si la famille avait pris une seule des précautions suivantes, la maladie n’aurait pas été transmise :

S’il y a plusieurs cas de diarrhée, de vers, ou d’autres parasites intestinaux dans votre village, c’est que les gens ne font pas assez attention à la propreté et l’hygiène. Si beaucoup d’enfants meurent de la diarrhée, il est probable qu’il y ait aussi un problème de mauvaise alimentation. Pour prévenir les morts causées par la diarrhée, il faut s’attaquer aux problèmes de propreté et de nutrition (p. Règles d’hygiène de base et chapitre 11).

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