Chapitre 3 Comment examiner un malade

La tension artérielle

Pour les soignants et les sages-femmes, il est important de savoir mesurer la tension artérielle. Surtout dans l’examen :

Il existe au moins deux types d’appareils qui servent à mesurer la tension :

Un brassard de tension avec jauge (indicateur).

Ja

Un sphygmomanomètre, appareil plus ancien, qui indique le niveau du mercure.

Ja

Pour mesurer la tension :

Assurez-vous que la personne est détendue. Un exercice physique récent, la colère, ou la nervosité peuvent faire monter la tension, et ainsi donner des résultats qui sont faussement élevés. Expliquez clairement ce que vous allez faire, pour éviter que la personne ait peur ou qu’elle soit surprise.

Attachez le brassard de tension autour du haut du bras nu.

Fermez la valve qui se trouve sur le ballon en caoutchouc, en tournant la vis dans le sens des aiguilles d’une montre.

Faites monter la pression à plus de 200 millimètres de mercure en gonflant le brassard.

Placez le stéthoscope sur l’intérieur du coude. Écoutez attentivement les battements en dégonflant très lentement le brassard. Pendant que l’aiguille de l’indicateur (ou le niveau du mercure) descend lentement, notez deux chiffres :

  1. Le premier, dès que vous entendez un battement du pouls. Cela se produit quand la pression dans le brassard tombe à un niveau équivalant à celui de la pression la plus élevée dans l’artère (pression systolique, ou supérieure). Cette pression supérieure est atteinte chaque fois que le cœur se contracte (se resserre) pour lâcher du sang dans les artères. Chez une personne qui est en état normal, cette pression supérieure est généralement de 110 à 120 mm.
  2. Continuez à relâcher la pression pendant que vous écoutez attentivement. Notez le second chiffre quand le bruit du battement du pouls commence à s’affaiblir ou à disparaître. Cela se produit quand le niveau de la pression dans le brassard tombe au niveau le plus bas dans l’artère (pression diastolique, ou inférieure). Cette pression inférieure se produit entre deux pulsations pendant que le cœur se repose. Ce chiffre est normalement de 60 à 80 mm.

Quand vous enregistrez la tension d’une personne, notez toujours et la pression supérieure, et la pression inférieure. Chez un adulte la tension normale est de “120 sur 80.”Ceci s’écrit de la manière suivante :

Ja OU Ja

120 est le chiffre supérieur (systolique)

80 est le chiffre inférieur (diastolique)

Dans certains pays, les chiffres de la tension sont notés sans le zéro (0) de la fin. Par exemple, 120/80 se dit 12/8. Pour les soignants, il pourrait être plus utile d’employer les expressions « chiffre du haut » et « chiffre du bas », plutôt que d’utiliser des mots étranges comme « systolique » ou « diastolique ».

Ja

Une personne dont la tension est de 160/110 a une tension beaucoup trop élevée. Si elle est en surpoids ou même obèse, elle doit perdre du poids, ou suivre un traitement. Normalement, un chiffre inférieur de plus de 100, ou un chiffre supérieur de plus de 160 indique une tension artérielle assez élevée pour nécessiter des soins médicaux (un régime et peut-être un médicament).

Ja

Une tension normale est d’environ 120/80 chez les adultes, mais toutes les variations entre 100/60 et 140/90 peuvent être considérées comme normales.

Si une personne a toujours la tension basse, il n’y a pas de souci à se faire. Au contraire des chiffres situés entre 90/60 et 110/70, c’est-à-dire plutôt vers le bas de la normale, peuvent indiquer que la personne a des chances de vivre longtemps et moins de risques d’avoir des problèmes au cœur ou des attaques cérébrales.

Ja

Une baisse soudaine de la tension est signe de danger, surtout si la tension tombe au-dessous de 60/40. Les soignants doivent faire très attention à toute baisse soudaine de la tension s’ils sont en présence d’une personne qui est en train de perdre beaucoup de sang, ou qui risque de tomber en état de choc (p. L’état de choc).

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